La terre bleue s’est parée de scories détestables
L’Homme Phényx a l’envergure du vil moucheron ;
Brisé le fil ténu du destin de Prométhée
La grandeur à l’atome dérisoire réduite ; néant cultivé…
Ils sont peu…
Racines dans l’Esprit, ce philtre salvateur,
Vers Eden tendus ; le jardin des douleurs offre son nectar exquis
Les âmes de sublime Histoire réveillent leurs ombres enlarmées
Ils sont peu…
Newton chtonien infect
Icare tient l’unique Vérité ; du miracle-Beauté le secret
Le vaisseau emporte son cortège d’âmes
Des poussières viles haï, elles dans leur plomb-cloaque engoncées.
Le sauvage à Civilisation par nœud d’esprit enlacé
Le nain poli n’est pas Homme, suffisant roitelet du vil imbu.
L’arche glisse sur l’onde sauvage
Sauvages soubresauts; il faut émerger,
Du creux gagner la crête purificatrice
La Beauté, à céleste hauteur, ne se prostitue pas.
Ils sont peu …
(… si peu)